
Campagne électorale capte l’énergie fébrile d’une lutte pour gouverner, entre ambition, rivalité et construction graphique.
Campagne électorale est une œuvre que j’ai aimée instinctivement, peut-être justement parce qu’elle n’est pas parfaite. Elle porte une légère maladresse d’exécution, mais cette tension lui donne une énergie nerveuse, presque fébrile. On sent la fin des années 80 vibrer dans les formes géométriques qui encerclent les trois personnages, comme des blocs d’opinion qui se heurtent.
Conçue en pleine campagne électorale, l’œuvre met en scène trois partis engagés dans une course pour gouverner. Ce ne sont pas des portraits réalistes, mais des incarnations symboliques du pouvoir, de l’ambition et de la rivalité. Les figures se déploient dans un espace rythmé par des formes géométriques, qui annoncent déjà ce que je définirai plus tard comme le Cartoonnisme. Sans encore en avoir conscience. Elle est peinte sur de vieux rideaux en velours dorés provenant de chez mes parents.
Campagne électorale agit comme un signal discret de ce qui suivra : un passage vers une figuration moins lourde, plus graphique. Une œuvre qui, sans le savoir, ouvrait une voie.
Que ce soit pour une œuvre, une collaboration ou une idée à explorer, laissez-moi vos coordonnées et je vous répondrai avec plaisir.