Micro-série
Étude de l’infiniment petit
Collection : LE CARTOONNISME
Étude de l’infiniment petit est née d’un besoin d’improvisation pure avec la matière. Ici, je ne cherche pas à contrôler : je laisse surgir. L’exploration se fait à petite échelle. Parfois, c’est en improvisant que l’on ouvre de nouveaux territoires visuels.
Ces œuvres prennent vie sur une double page d’un ancien Atlas du Canada, récupéré lors d’une liquidation de la Ville de Montréal. Un support chargé d’histoire, de tracés et de repères, qui devient le terrain d’une micro-exploration picturale. Les fonds sombres et terreux, composés de coulures à la Jackson Pollock rouge et d’une acrylique maison d’un vert ténébreux, créent une profondeur dense, presque tellurique, qui met en tension les formes émergentes.
Les jaunes, rouges et bleus éclatent comme des micro-événements visuels. La gestuelle demeure omniprésente, instinctive, dans une harmonie volontairement désorganisée. Les contours au pastel gras viennent fixer les formes, tandis que des petits îlots de blanc ouvrent des respirations, des zones de silence qui équilibrent cette abstraction
Conçues durant ma période du Cartoonnisme, ces trois œuvres s’en détachent toutefois par leur vocation plus abstraite. Elles ne racontent pas une scène, mais suggèrent un monde minuscule, une cartographie intérieure, un fragment de matière vivante observée de très près. Je les trouve tout simplement très charmantes. Et profondément libres.