
Une course vers le blanc, là où la peinture devient refuge et respiration, trois chasseurs, un chien, et l’instinct vital de s’échapper.
Les chasseurs sachant chasser chassèrent le chien chaud glapissant dans son champ est une poésie picturale où l’art brut devient terrain de fuite, de survie et de liberté. Le titre, volontairement excessif et presque enfantin, agit comme une incantation rythmique, un jeu de langage qui annonce déjà la tension et l’absurdité de la scène.
Sur un magazine collé au bois, l’acrylique et le pastel gras surgissent, fustigent, griffent la surface imprimée. La matière ne cherche pas l’élégance : elle impose un combat. Au centre de cette agitation, un canin bondit vers l’avant, projeté hors de son univers sombre. Son élan traverse la composition pour atteindre un espace blanc, presque sacré, une zone de pureté où la peinture respire enfin.
Derrière lui, trois chasseurs poursuivent, figures de pression, de menace. Ils appartiennent à l’ombre, au poids du décor, à ce monde saturé que l’animal refuse. Le blanc n’est pas un vide, mais une promesse. Il devient l’espace mental de la fuite, celui que seule la poésie permet encore d’atteindre.
L’œuvre ne raconte pas une chasse, elle raconte l’instinct de s’extraire. Elle célèbre le mouvement, la décision, l’instant où l’on quitte le cadre imposé pour entrer dans une zone de création libre. Ici, l’art n’illustre pas : il ouvre une échappée. Les chasseurs restent prisonniers du fond, le chien s’arrache à la surface.
Que ce soit pour une œuvre, une collaboration ou une idée à explorer, laissez-moi vos coordonnées et je vous répondrai avec plaisir.