
Une pièce en désordre, un lit blanc, la fin d’une histoire figée dans l’opacité. Une porte-patio devenue surface sensible, où la rupture laisse ses traces derrière la vitre.
domestique arrachés à leur fonction première pour devenir des surfaces de projection sensibles, chargées de mémoire et de gestes assumés.
Ici, la porte-patio connaît une seconde vie, habitée par une énergie brute et une audace directe. Le noir et blanc à l’alkyde s’impose sans compromis. Il s’installe durablement, avec bavures et accidents visibles. Tout est lisse au recto, presque trop sage. Pourtant, c’est à l’endos que la création c’est réellement joué, là où le geste a pris forme, libre et improvisé. Le regard, lui, se pose sur la vitre, observant à travers le geste et sa lecture.
Il faut accepter de regarder autrement. Imaginer. Deviner. Les personnages ne s’imposent pas, ils apparaissent lentement. Une déroute dans un lit blanc. La fin d’une relation. Une pièce en désordre, habitée par ce qui reste après une espace temps. La levrette parle de rupture, d’intimité exposée, de ce moment où l’espace conserve les traces d’une histoire qui vient de se briser.
Brute, instinctive, presque silencieuse, l’œuvre joue avec l’opacité et le recul. Elle ne cherche pas à séduire. Elle laisse le spectateur entrer à son rythme, comme on traverse une pièce vide encore chargée d’émotions.
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