
Gumby et Pokey n’ont plus rien des figures originales. Ils en sont l’écho distordu, projeté dans un univers disjoncté. Coincés entre quatre murs saturés de fleurs et de textures, ils flottent, figés dans un fragment d’inconscient. Une simple lampe d’appoint, posée sur une table en coin, suggère l’idée d’une pièce intérieure, un repère fragile.
Ils veillent l’un sur l’autre. En mutation, tendus, prêts à bondir dès qu’une porte cédera. Deux comparses liés par une même fréquence, une compréhension tacite.
Chaleureuse et troublante à la fois, l’œuvre condense une surcharge émotionnelle dense, vibrante, presque affective. Une tension douce où l’amour affleure sous la pression.
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